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L'actualité pharmaceutique, décryptée pour l'officine.

Toute l'actu pharma en 5 minutes.

Bureau de pharmacien avec documents administratifs et calculatrice, ambiance sobre
Officine·5 min

Réforme CAVP : ce que change l'arrêté du 10 juillet 2026 pour votre retraite

L'arrêté du 10 juillet 2026, publié au Journal officiel le 17 juillet, approuve les nouveaux règlements de la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) pour trois régimes : assurance vieillesse complémentaire, assurance invalidité-décès et prestations complémentaires de vieillesse (PCV). La réforme, votée à l'unanimité par le conseil d'administration de la CAVP en juin 2026, prévoit une montée progressive des classes de cotisation du régime complémentaire de capitalisation sur 5 ans (2027-2032). Seule la part de capitalisation est concernée, soit 30 % de la cotisation complémentaire globale. L'impact estimé : +6 euros par jour après fiscalité pour un pharmacien montant de 2 classes. Le constat de départ : 66,5 % des pharmaciens cotisent en classe 3 (la plus basse pour les revenus inférieurs à 85 369 euros), avec une pension mensuelle de 2 000 euros après 30 ans de cotisation et départ à 67 ans. À revenu égal, un pharmacien libéral cotise moins pour sa retraite qu'un adjoint salarié. Pour les officines en SEL (75 % du réseau), la cotisation CAVP est déductible du bénéfice imposable, avec une économie d'IS de 15 à 25 %. Les affiliés recevront un relevé annuel de leur compte de capitalisation, et une estimation de pension dès 45 ans.

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Cartons de médicaments empilés dans un entrepôt pharmaceutique, ambiance sobre
Officine·4 min

L'ANSM inflige 1,9 million d'euros d'amende à deux grossistes-répartiteurs

L'ANSM a publié le 16 juillet 2026 deux décisions de sanction financière à l'encontre de grossistes-répartiteurs pour manquement à leurs obligations de service public (articles L. 5124-17-2 et R. 5124-59 du code de la santé publique). Aredis SAS, basée à Jonage (Rhône), est sanctionnée à hauteur de 905 134,64 euros pour avoir privilégié l'exportation au détriment de l'approvisionnement des officines françaises, avec notamment un lot d'Oestrodose Gel destiné à l'export alors que le stock domestique était à zéro. Plusieurs commandes de pharmacies n'ont pas été honorées en novembre 2023. Medi-Live, basée à Villebon-sur-Yvette (Essonne), est sanctionnée à hauteur de 1 000 000 euros (plafond légal) pour absence de moyens logistiques et humains permettant de livrer les commandes sous 24 heures, et pour détention d'un stock de stupéfiants quasi intégralement périmé. Au total, 1,9 million d'euros d'amendes. Ces décisions rappellent que les grossistes-répartiteurs ont une obligation légale d'approvisionner les officines de leur territoire.

Boîtes de médicaments et matériel de préparation magistrale sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·4 min

Quétiapine LP : fin du régime d'exception pour les préparations magistrales le 20 juillet

L'ANSM abroge, à compter du 20 juillet 2026, la recommandation du 10 mars 2025 qui autorisait le pharmacien à remplacer une spécialité de quétiapine à libération prolongée (LP) indisponible par une préparation magistrale de quétiapine à libération immédiate (LI), sans nouvelle prescription médicale. L'Agence justifie cette décision par l'amélioration de l'approvisionnement en quétiapine LP aux dosages 50 mg, 300 mg et 400 mg. À partir du 20 juillet, le pharmacien devra dispenser la quétiapine telle qu'elle est prescrite sur l'ordonnance. La réalisation d'une préparation magistrale de quétiapine LI restera possible, mais uniquement sur ordonnance comportant la mention « Prescription à but thérapeutique en l'absence de spécialité équivalente disponible ». La facturation se fera au prix libre, via le code PMR, avec prise en charge à 65 % par l'Assurance maladie. La FSPF conteste cette décision, estimant que la situation d'approvisionnement en quétiapine 400 mg LP n'est pas totalement rétablie.

Plaquette de pilules contraceptives posée sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·4 min

Désogestrel et étonogestrel : le PRAC confirme un risque de méningiome, nouvelle contre-indication

Le comité de pharmacovigilance européen (PRAC), lors de sa réunion du 6 au 9 juillet 2026, a confirmé un risque faiblement accru de méningiome intracrânien associé à l'utilisation prolongée (plus d'un an) de contraceptifs contenant du désogestrel ou de l'étonogestrel. Le risque est estimé à un cas supplémentaire pour 67 300 femmes utilisatrices. Une étude épidémiologique française publiée dans le BMJ en 2025 est à l'origine du signal. Le PRAC a décidé d'ajouter le méningiome comme effet indésirable dans les RCP, de contre-indiquer ces médicaments chez les femmes ayant ou ayant eu un méningiome, et d'envoyer une communication directe aux professionnels de santé (DHPC). L'ANSM a relayé ces conclusions le 15 juillet 2026. Les spécialités concernées en ville sont : désogestrel comprimés (Cérazette et génériques, Optimizette, Désopop), étonogestrel implant (Nexplanon) et étonogestrel/éthinylestradiol anneau vaginal (NuvaRing et génériques). Le pharmacien doit vérifier l'absence d'antécédent de méningiome, prendre en compte l'historique d'utilisation de progestatifs à risque (cyprotérone, nomégestrol, médroxyprogestérone, chlormadinone) et informer les patientes des symptômes d'alerte.

Validé pharmacien
Écran de caisse de pharmacie avec carte Vitale posée à côté, ambiance sobre
Officine·4 min

Tiers payant contre génériques : extension aux hybrides et biosimilaires dès le 1er septembre

À compter du 1er septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » s'étend aux médicaments hybrides et biosimilaires substituables. Le mécanisme est identique à celui en vigueur pour les génériques : si le pharmacien propose la substitution et que le patient la refuse, celui-ci perd le bénéfice du tiers payant et doit avancer les frais. Le remboursement se fait alors sur la base du prix du médicament biosimilaire ou hybride le plus élevé du groupe de substitution concerné. Le tiers payant est maintenu si le prescripteur a porté une mention « non substituable » (NS) justifiée et conforme, ou si le médicament d'origine a un prix inférieur ou égal au biosimilaire ou hybride. Le pharmacien doit informer le patient des conséquences du refus avant la délivrance, vérifier la présence et la conformité de la mention NS le cas échéant, et reporter cette mention dans son logiciel de facturation. Cette extension concerne notamment les biosimilaires récemment ajoutés à la liste ANSM (insuline glargine, dénosumab) et les hybrides inscrits au répertoire.

Ordonnance médicale posée sur un comptoir de pharmacie, stylo à côté, ambiance sobre
Officine·5 min

Prescription infirmière : la liste complète des produits et examens autorisés

L'arrêté du 26 juin 2026 (NOR : SFHH2617311A), publié au Journal officiel du 27 juin, fixe la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d'État sont autorisés à prescrire ou renouveler. Pris en application de la loi infirmière de juin 2025, il couvre six domaines : vaccination (calendrier vaccinal pour les 11 ans et plus), prévention et traitement des plaies (pansements, bas de contention, antiseptiques), santé sexuelle et reproductive (renouvellement contraceptifs oraux 6 mois max, contraception d'urgence, dépistage IST), sevrage tabagique (substituts nicotiniques), produits de santé courants (antalgiques palier I, sérum physiologique, dispositifs médicaux) et examens biologiques (NFS, ionogramme, ECBU, glycémie, HbA1c, INR, créatininémie). Le pharmacien va recevoir ces ordonnances au comptoir. Les renouvellements de contraceptifs doivent porter la mention "Renouvellement infirmier" et sont limités à 6 mois. La traçabilité au dossier patient et au DMP est obligatoire.

Boîtes de médicaments biosimilaires alignées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·2 min

Biosimilaires : 4 nouveaux groupes ajoutés à la liste de référence ANSM

L'ANSM a publié le 10 juillet 2026 une décision ajoutant 4 nouveaux groupes à la liste de référence des groupes biologiques similaires (article R. 5121-9-1 du CSP). Les biosimilaires ajoutés sont : Ondibta (insuline glargine, référence Lantus), Osqay (dénosumab, référence Prolia), Gotenfia (golimumab, référence Simponi) et Ranluspec (ranibizumab, référence Lucentis). Deux de ces groupes concernent directement l'officine : l'insuline glargine (diabète de type 2) et le dénosumab (ostéoporose). L'inscription ouvre la possibilité de substitution par le pharmacien dans les conditions prévues par l'article L. 5125-23-4 du CSP.